Flexitariens, Végétariens : Comment diversifier les sources de protéines?

Depuis quelques années, flexitarisme, végétarisme et autres ismes ont le vent en poupe. Parce que la production de viande émet trop de gaz à effet de serre, parce qu’elle nécessite une quantité d’eau gigantesque… Pour une raison ou une autre, nous sommes nombreux à souhaiter amoindrir ou stopper notre consommation de viande (industrielle ou non).

Comment alors adapter son régime pour ne pas devenir mou et hagard carencé? Et sans sauter sur la « fausse viande » industrielle qui ne doit pas être exceptionnellement savoureuse ni saine (oui je juge sans connaitre, oui je veux bien votre avis éclairé si vous en avez un).

[Edit : depuis la publication de cet article j’ai trouvé cet article de Camille Labro : Hier soir on a mangé vegan qui est une belle réponse à ma question 🙂 ]

Ma démarche ici n’est donc pas de donner une leçon ou de culpabiliser. Mais plutôt de donner une piste de réflexion et une méthode pour équilibrer une alimentation dépourvue de viande.

Il faut juste s’accrocher un peu au début de l’explication, c’est pas évident!

Les protéines sont des chaines d’acides aminés qui permettent la construction et le renouvellement des cellules du corps. Ce sont des composés essentiels de notre corps.

Jusqu’ici ça va?

Parmi la vingtaine d’acides aminés nécessaires à l’élaboration des protéines, huit ne sont pas fabriqués par l’organisme. Ce sont les Acides Aminés Essentiels, qui doivent être pourvus par notre alimentation. Nous ne pouvons assimiler les protéines que si l’apport de ces huit « AAE » est suffisant.

Or, si les protéines animales apportent ces 8 « AAE » en quantité suffisante, les protéines végétales, elles, ont en commun d’apporter les 8 mais avec l’un d’eux en petite proportion. Aussi, un repas composé uniquement de légumineuses (qui contiennent 15 à 40% de protéines), ou de de céréales (6 à 15%) ne garantira pas un apport suffisant.

L’idéal est donc d’associer légumineuses / céréales : la première apporte l’AAE « lysine » qui manque à la seconde, et la seconde complète la première avec la « méthionine ».

J’espère que tout cela est éclairant, en tout cas ce qu’il faut retenir c’est que l’association céréales / légumineuses permettra de fournir les protéines nécessaires en l’absence de viande.

Elle se retrouve d’ailleurs dans de nombreuses alimentations traditionnelles :
– Riz + lentilles en Inde (Currys)
– Semoule de blé + pois chiches au Maghreb (Couscous, qui au quotidien ne comporte pas forcément de viande)
– Galettes de mais ou riz associés aux haricots rouges en Amérique Centrale
etc.

Validation scientifique de cet article : Dr. Dominique M.! Merci! 🙂


Pour terminer en beauté, je partage avec vous des données qui m’ont interpellée et qui sont à l’origine de ma décision de manger moins de viande :

Effet de serre selon l'alimentation

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